AS Monaco Dernieres Nouvelles
AS Monaco Dernieres Nouvelles; La campagne mouvementée de l’AS Monaco a connu un nouveau point de tension jeudi soir, lorsque des supporters ont manifesté ouvertement contre la direction du club lors de la lourde défaite 3-1 en Coupe de France face à Strasbourg. Alors que les Monégasques se qualifiaient pour les quarts de finale, les supporters ont déployé une banderole percutante où l’on pouvait lire « Démission de la direction », soulignant la colère et la désillusion croissantes quant à la direction prise par le club.

Sur le terrain, Strasbourg a livré une prestation intense et précise. Martial Godo a donné le ton dès la 7e minute, concluant une belle action initiée par la percée de Diego Moreira sur l’aile droite. Le centre lobé de Moreira a trouvé Thilo Kehrer au second poteau, et le défenseur a intelligemment remis le ballon de la tête en retrait pour Godo, qui n’avait plus qu’à pousser le ballon au fond des filets.
Monaco a dominé la possession du ballon par moments, mais a peiné à concrétiser ses occasions. Le match a basculé de manière décisive en début de seconde période lorsque Julio Enciso a ouvert le score à la 55e minute. Parfaitement placé, il a pris de vitesse le piège du hors-jeu avant de contourner le gardien Philipp Köhn et de glisser tranquillement le ballon au fond des filets.
L’espoir a brièvement ressurgi presque aussitôt. Quelques secondes après la reprise, Mika Biereth a réduit l’écart d’une frappe à ras de terre au second poteau, inscrivant un but et redonnant un peu d’élan à la rencontre. Cet optimisme fut de courte durée.
Enciso a ensuite pris le contrôle total du match. En trois minutes dévastatrices, l’attaquant paraguayen a vu une frappe contrée, une autre lobée passer de peu au-dessus de la barre, avant de finalement s’emparer d’un ballon mal dégagé dans la surface pour tromper Köhn et redonner deux buts d’avance à Strasbourg. Un coup fatal qui a scellé le sort de Monaco.
Alors que le résultat devenait incontestable, la frustration a envahi le parcage visiteur. La banderole Démission de la direction était l’expression publique d’un mécontentement qui couvait depuis des semaines. Les supporters monégasques ont déjà organisé des boycotts partiels des matchs à domicile – restant silencieux pendant les 45 premières minutes – tout en réclamant à plusieurs reprises la démission du directeur général Thiago Scuro. Le mécontentement s’est également manifesté par une marche de protestation avant un match de Ligue des Champions contre la Juventus et des affrontements avec le service de sécurité lors d’un déplacement chez le Real Madrid.
Le moment choisi pour cette protestation était particulièrement frappant compte tenu des récents signes de redressement de Monaco. Avant cette défaite, le club s’était qualifié de justesse pour les barrages de la Ligue des Champions et avait signé une victoire convaincante 4-0 contre Rennes en Ligue 1, laissant espérer que le pire de sa mauvaise passe était derrière lui. Au lieu de cela, l’élimination en Coupe de France a ravivé les doutes persistants quant à la régularité, au leadership et à la stratégie à long terme du club.
Pour Strasbourg, cette soirée a marqué une nouvelle étape encourageante sous la direction du nouvel entraîneur Gary O’Neil, qui a désormais remporté quatre de ses cinq matchs depuis qu’il a succédé à Liam Rosenior, parti à Chelsea. Cependant, la rencontre s’est déroulée dans un climat de tensions des deux côtés. Avant le coup d’envoi, les groupes de supporters strasbourgeois ont publié une lettre ouverte adressée aux instances du football français et au ministre des Sports, critiquant ce qu’ils qualifiaient de soumission du club à Chelsea, les deux clubs appartenant à BlueCo.
En perspective, Strasbourg affrontera Reims, pensionnaire de Ligue 2 et seule équipe de deuxième division encore en lice, en quarts de finale début mars. Dans les autres rencontres, l’affiche la plus attendue opposera Lyon, en grande forme et invaincu depuis 11 matchs, à Lens, tandis que Marseille accueillera Toulouse et Lorient recevra Nice.
Tandis que Strasbourg célébrait une soirée marquée par une efficacité redoutable, la confiance et une dynamique positive, Monaco devait faire face à des vérités dérangeantes et à des supporters dont le message à la direction du club était clair, fort et impossible à ignorer.