L’OGC Nice vient d’ouvrir un nouveau chapitre décisif de son histoire, et il l’a fait avec une déclaration d’intentions forte. À l’issue d’une réunion à huis clos avec la direction du club, Claude Puel a officiellement repris les rênes de l’équipe première, en signant un contrat de six mois après le limogeage de Franck Haise. Et très rapidement, l’entraîneur expérimenté a marqué son territoire en bouclant sa première recrue du mercato hivernal : Kobbie Mainoo, en provenance de Manchester United.

L’arrivée du jeune milieu international anglais ne se limite pas à un simple renfort : elle incarne une véritable ligne directrice. Pour Puel, qui a martelé que « le terrain doit rester la chose la plus importante », Mainoo symbolise l’intelligence de jeu, la discipline collective et une maturité rare pour son âge. À seulement 19 ans, le prodige mancunien correspond parfaitement à l’environnement exigeant et au projet collectif que le technicien souhaite reconstruire au Gym.
PUEL DE RETOUR À LA MAISON, AVEC UNE MISSION CLAIRE
Plus de neuf ans après avoir quitté Nice en laissant le club à la quatrième place de Ligue 1, Claude Puel est de retour sur la Côte d’Azur, là où tout a pris une dimension particulière pour lui. Lors de sa première conférence de presse, l’entraîneur s’est montré à la fois ému et déterminé.
« Nice est un club proche de mon cœur. C’est ma région. Ce défi m’a séduit. J’aime les défis difficiles », a-t-il confié.
Chargé de redresser une équipe dangereusement proche de la zone rouge, Puel a reçu un message clair du président Jean-Pierre Rivère et du vice-président Maurice Cohen : terminer la saison de manière éclatante. Dans le cas contraire, la direction pourrait se tourner vers un autre profil en fin de saison, avec notamment le nom de Ruben Amorim, actuellement à Manchester United, déjà évoqué en interne.
Mais pour l’instant, le discours est sans détour :
« Concentrons-nous sur le football », a insisté Puel. « Avant d’espérer mieux, il faut remonter au classement, s’éloigner du danger et bien faire les choses simples. »
POURQUOI MAINOO ?

Dès ses premiers jours en poste, Claude Puel a identifié un besoin criant d’équilibre, de maîtrise et de personnalité au milieu de terrain. Kobbie Mainoo répond à tous ces critères. Calme sous pression, tactiquement intelligent et déjà rompu aux exigences du très haut niveau, l’international anglais est perçu comme un joueur capable d’élever immédiatement le niveau collectif tout en s’inscrivant dans la vision du club.
Selon des sources proches du dossier, Puel a personnellement insisté pour sa venue, convaincu que son sens du jeu et du collectif correspondent à ses principes fondamentaux :
« Quand le collectif est fort, l’individu peut s’épanouir. »
Mainoo devrait s’intégrer rapidement, épaulé par un staff que Puel connaît et en qui il a une totale confiance, avec Julien Sablé comme adjoint principal, César Arghirudis à l’analyse vidéo et Benoît Delaval à la performance.
UN GROUPE DÉJÀ EN RÉPONSE
Les premiers signes sont encourageants : le message de Claude Puel commence déjà à porter ses fruits. Pour leur premier match de 2026, les Niçois ont affiché caractère et cohésion lors d’un match nul (1-1) face à Strasbourg, une équipe annoncée comme candidate à l’Europe. Nommé capitaine par Puel, Morgan Sanson a montré l’exemple, tandis que le jeune Everton Pereira s’est distingué pour ses premières minutes professionnelles au milieu.
La rencontre a également mis en lumière l’impact immédiat d’une autre recrue hivernale : Elye Wahi, prêté par l’Eintracht Francfort. Entré à la pause, l’attaquant a signé des débuts de rêve en égalisant d’une frappe puissante et précise, incarnant parfaitement l’intensité voulue par son entraîneur.
« Nous avons rencontré un joueur très motivé et déterminé à tout donner pour le Gym », déclarait Maurice Cohen à propos de Wahi — des mots qui pourraient tout aussi bien s’appliquer à Mainoo.
PRESSION, MAIS AUSSI CONFIANCE

Claude Puel ne se fait aucune illusion sur la difficulté de la mission. Six mois, c’est court, et les attentes sont élevées. Mais son calme, son expérience et son refus de céder aux effets de mode contrastent dans un championnat de plus en plus dominé par l’urgence du résultat.
« J’ai toujours travaillé pour les joueurs et pour les clubs, pas pour ma carrière », a-t-il rappelé. « Cette maturité est un avantage. »
Avec l’arrivée de Kobbie Mainoo dans un effectif qui retrouve peu à peu unité, intensité et confiance, l’OGC Nice parie sur un savant mélange d’expérience, de jeunesse et de valeurs collectives pour inverser la tendance.
Le message est limpide : moins de bruit, plus de football. Et avec Mainoo pour donner le tempo, le renouveau niçois semble déjà en marche.
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